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- Discours civiques de Danton - 1/32 -


Discours Civiques

de

Danton

avec une introduction et des notes

par

Hector Fleischmann

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

1792

I. Sur les devoirs de l'homme public (novembre 1791) II. Sur les mesures révolutionnaires (26 août 1792) III. Sur la patrie en danger (2 septembre 1792) IV. Sur le rôle de la Convention (21 septembre 1792) V. Sur le choix des juges (22 septembre 1792) VI. Justification civique (25 septembre 1792) VII. Contre Roland (29 octobre 1792) VIII. Pour la liberté des opinions religieuses (7 novembre 1792)

1793

IX. Procès de Louis XVI (janvier 1793) X. Pour Lepeletier et contre Roland (21 janvier 1793) XI. Sur la réunion de la Belgique à la France (31 janvier 1793) XII. Sur les secours à envoyer à Dumouriez (8 mars 1793) XIII. Sur la libération des prisonniers pour dettes (9 mars 1793) XIV. Sur les devoirs de chacun envers la patrie en danger (10 mars 1793) XV. Sur l'institution d'un tribunal révolutionnaire (10 mars 1793) XVI. Sur la démission de Beurnonville (11 mars 1793) XVII. Sur le gouvernement révolutionnaire (27 mars 1793) XVIII. Justification de sa conduite en Belgique (30 mars 1793) XIX. Sur la trahison de Dumouriez et la mission en Belgique (1er avril 1793) XX. Sur le Comité de Salut public (3 avril 1793) XXI. Sur le prix du pain (5 avril 1793) XXII. Sur le droit de pétition du peuple (10 avril 1793) XXIII. Sur la peine de mort contre ceux qui transigent avec l'ennemi (13 avril 1793) XXIV. Sur la tolérance des cultes 19 avril 1793) XXV. Sur un nouvel impôt et de nouvelles levées (27 avril 1793) XXVI. Autre discours sur le droit de pétition du peuple (1er mai 1793) XXVII. Sur l'envoi de nouvelles troupes en Vendée (8 mai 1793) XXVIII. Sur une nouvelle loi pour protéger la représentation nationale (24 mai 1793) XXIX. Pour le peuple de Paris (26 mai 1793) XXX. Contre la Commission des Douze (27 mai 1793) XXXI. Autre discours contre la Commission des Douze (3l mai 1793) XXXII. Sur la chute des Girondins (13 juin 1793) XXXIII. Contre les assignats royaux (31 Juillet 1793) XXXIV. Discours pour que le Comité de Salut public soit érigé en gouvernement provisoire, (ler août 1793) XXXV. Sur les suspects (l2 août 1793) XXXVI. Sur l'instruction gratuite et obligatoire (13 août 1793) XXXVII. Sur les créanciers de la liste civile et les réquisitions départementales (14 août 1793) XXXVIII. Sur de nouvelles mesures révolutionnaires (4 septembre 1793) XXXIX. Sur les secours à accorder aux prêtres sans ressources (22 novembre 1793) XL. Contre les mascarades antireligieuses et sur la conspiration de l'étranger (26 novembre 1793) XLI. Sur l'instruction publique (26 novembre 1793) XLII. Sur les arrêtés des représentants en mission en matière financière (1er décembre 1793) XLIII. Défense aux Jacobins (3 décembre 1793) XLIV. Sur les mesures à prendre contre les suspects (7 décembre 1793) XLV. Sur l'instruction publique (12 décembre 1793)

1794

XLVI. Sur l'égalité des citoyens devant les mesures révolutionnaires (23 Janvier 1794) XLVII. Pour le Père Duchesne et Ronsin (2 février 1794) XLVIII. Sur l'abolition de l'esclavage (6 février 1794) XLIX. Sur les fonctionnaires publics soumis à l'examen du Comité de Salut public (9 mars 1794) L. Sur la dignité de la Convention (19 mars 1794)

MÉMOIRE, écrit en mil huit cent quarante-six, par les deux fils de Danton, le conventionnel, pour détruire les accusations de vénalité contre leur père

INTRODUCTION

I

Voici le seul orateur populaire de la Révolution.

De tous ceux qui, à la Constituante, à la Législative ou à la Convention, ont occupé la tribune et mérité le laurier de l'éloquence, Danton est le seul dont la parole trouva un écho dans la rue et dans le coeur du peuple. C'est véritablement l'homme de la parole révolutionnaire, de la parole d'insurrection. Que l'éloquence noblement ordonnée d'un Mirabeau et les discours froids et électriques d'un Robespierre, soient davantage prisés que les harangues hagardes et tonnantes de Danton, c'est là un phénomène qui ne saurait rien avoir de surprenant. Si les deux premiers de ces orateurs ont pu léguer à la postérité des discours qui demeurent le testament politique d'une époque, c'est qu'ils furent rédigés pour cette postérité qui les accueille. Pour Danton rien de pareil. S'il atteste quelquefois cette postérité, qui oublie en lui l'orateur pour le meneur, c'est par pur effet oratoire, parce qu'il se souvient, lui aussi, des classiques dont il est nourri, et ce n'est qu'un incident rare. Ce n'est pas à cela qu'il prétend. Il ne sait point "prévoir la gloire de si loin". Il est l'homme de l'heure dangereuse, l'homme de la patrie en danger; l'homme de l'insurrection. "Je suis un homme de Révolution [Note: ÉDOUARD FLEURY. Etudes révolutionnaires: Camille Desmoulins et Roch Mercandier (la presse révolutionnaire), p. 47; Paris, 1852]", lui fait-on dire. Et c'est vrai. Telles, ses harangues n'aspirent point à se survivre. Que sa parole soit utile et écoutée à l'heure où il la prononce, c'est son seul désir et il estime son devoir accompli.

On conçoit ce que cette théorie, admirable en pratique, d'abnégation et de courage civique, peut avoir de défectueux pour la renommée oratoire de l'homme qui en fait sa règle de conduite, sa ligne politique. Nous verrons, plus loin, que ce n'est pas le seul sacrifice fait par Danton à sa patrie.

Ces principes qu'il proclame, qu'il met en oeuvre, sont la meilleure critique de son éloquence. "Ses harangues sont contre toutes les règles de la rhétorique: ses métaphores n'ont presque jamais rien de grec ou de latin (quoiqu'il aimât à parler le latin). Il est moderne, actuel" [Note: F.A. AULARD. Études et leçons sur la Révolution française, tome 1, p. 183; Paris, Félix Alcan, 1893.], dit M. Aulard qui lui a consacré de profondes et judicieuses études. C'est là le résultat de son caractère politique, et c'est ainsi qu'il se trouve chez Danton désormais inséparable de son éloquence. Homme d'action avant tout, il méprise quelque peu les longs discours inutiles. Apathie déconcertante chez lui. En effet, il semble bien, qu'avocat, nourri dans la basoche, coutumier de toutes les chicanes, et surtout de ces effroyables chicanes judiciaires de l'ancien régime, il ait dû prendre l'habitude de les écouter en silence, quitte à foncer ensuite, tète baissée, sur l'adversaire. Mais peut-être est-ce de les avoir trop souvent écoutés, ces beaux discours construits selon les méthodes de la plus rigoureuse rhétorique, qu'il se révèle leur ennemi le jour où la basoche le lâche et fait de l'avocat aux Conseils du Roi l'émeutier formidable rué à l'assaut des vieilles monarchies? Sans doute, mais c'est surtout parce qu'il n'est point l'homme de la chicane et des tergiversations, parce que, mêlé à la tourmente la plus extraordinaire de l'histoire, il comprend, avec le coup d'oeil de l'homme d'État qu'il fut dès le premier jour, le besoin, l'obligation d'agir et d'agir vite. Qui ne compose point avec sa conscience, ne compose point avec les événements. Cela fait qu'au lendemain d'une nuit démente, encore poudreux, de la bagarre, un avocat se trouve ministre de la Justice.

Se sent-il capable d'assumer cette lourde charge? Est-il préparé à la terrible et souveraine fonction? Le sait-il? Il ne discute point avec lui-même et accepte. Il sait qu'il est avocat du peuple, qu'il appartient au peuple. Il accepte parce qu'il faut vaincre, et vaincre sur-le-champ.[Note: "Mon ami Danton est devenu ministre de la Justice par la grâce du canon: cette journée sanglante devait finir, pour nous deux surtout, par être élevés ou hissés ensemble. Il l'a dit à l'Assemblée nationale: Si j'eusse été vaincu, je serais criminel." Lettre de Camille Desmoulins à son père, 15 août 1792. Oeuvres de Camille Desmoulins, recueillies et publiées d'après les textes originaux par M. Jules Claretie, tome II, p. 367-369; Paris, Pasquelle, 1906.]

Cet homme-là n'est point l'homme de la mûre réflexion, et de là ses fautes. Il accepte l'inspiration du moment, pourvu, toutefois, qu'elle s'accorde avec l'idéal politique que, dès les premiers jours, il s'est proposé d'atteindre.

Il n'a point, comme Mirabeau, le génie de la facilité, cette abondance méridionale que parent les plus belles fleurs de l'esprit, de l'intelligence et de la réminiscence. Mirabeau, c'est un phénomène d'assimilation, extraordinaire écho des pensées d'autrui qu'il fond et dénature magnifiquement au creuset de sa mémoire, une manière de Bossuet du plagiat que nul sujet ne trouve pris au dépourvu.

Danton, lui, avoue simplement son ignorance en certaines matières. "Je ne me connais pas grandement en finances", disait-il un jour [Note: Séance de la Convention, du 31 juillet 1793.] et il parle cinq minutes. Mirabeau eût parlé cinq heures. Il n'a point non plus, comme


Discours civiques de Danton - 1/32

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